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Pauline, Tokyo

La mobilité de Pauline

  • Semestre d’échange
  • SIGMA Clermont
  • Génie mécanique
  • 3 à 6 mois
  • Shibaura Institute of Technology / Japon

Pourquoi avoir choisi cette destination ?

Au départ, j’ai choisi cette destination car le Japon me faisait beaucoup rêver et je me suis dit que Tokyo pourrait sûrement m’offrir la meilleure expérience. C’était également là-bas qu’il y avait, à mon sens, le plus de cours en lien avec ma formation.

Comment vous êtes vous organisé pour le logement ?

Pour trouver mon logement, je suis passé par un site qui répertorie des familles d’accueil japonaises acceptant des étudiants étrangers, tout en permettant une assez grande liberté. Je ne voulais pas que l’heure à laquelle je rentre ou sors de la maison soit un problème, et il me fallait aussi une famille assez ouverte aux cultures étrangères. J’ai fini par trouver une famille et, après avoir comparé, il se trouve que c’était la solution la moins coûteuse que j’aurais pu choisir.

Les points forts de mon échange

J’ai eu la chance de voyager dans un pays magnifique et de découvrir une culture très différente de la nôtre.

Ce séjour m’a permis d’apprendre énormément de choses, tant sur le plan culturel que personnel.

J’ai fait de très belles rencontres, en particulier hors de la capitale, où les échanges avec les habitants étaient plus naturels et chaleureux.

Voyager en dehors des zones touristiques m’a permis de découvrir un Japon plus authentique, souvent absent des médias.

Les difficultés rencontrées

Le principal point faible de mon séjour a été Tokyo. Venant de Clermont-Ferrand, je ne suis pas habitué à vivre dans une ville aussi grande, dense et stressante.

J’ai été confronté à un aspect peu médiatisé du Japon : la culture du travail japonaise, particulièrement marquée à Tokyo.

  • Salaires faibles
  • Horaires très lourds
  • Transports saturés aux heures de pointe
  • Forte culture de la soumission hiérarchique

La culture du travail japonaise, très présente au quotidien, rend parfois les rencontres moins immédiates, mais elle donne d’autant plus de valeur aux échanges et aux moments passés ensemble.

Le sentiment de solitude peut être très présent, surtout lorsqu’on ne maîtrise pas bien la langue japonaise.

Sur la durée (1 an de mobilité), Tokyo peut devenir pesante : après l’émerveillement initial, on ressent fortement cette distance sociale propre à la ville.

La mobilité de Pauline en Chiffres

Budget mensuel logement :
Plus de 600 €
Budget mensuel alimentation :
150 – 250 €
Budget mensuel transport :
100 – 150 €
Budget mensuel loisirs :
50 – 100 €

Quels sont vos conseils et vos coups de cœur ?

J’ai sous-estimé mon niveau en choisissant majoritairement des cours Undergraduate, sur le conseil d’un professeur de mon école. Ces cours reprenaient en grande partie des notions déjà bien maîtrisées en France, simplement enseignées en anglais, ce qui les rendait moins stimulants sur le plan académique.

Mon conseil :

  • Prenez des cours correspondant réellement à votre niveau : le niveau Graduate est tout à fait accessible..
  • N’hésitez pas à choisir un ou deux cours hors de votre formation principale s’ils vous intéressent, même si certains professeurs sont réticents : c’est très enrichissant et cela permet de découvrir des matières absentes des cursus français.

Je recommande fortement de faire des visites hors de Tokyo.

Des villes comme Hokkaido, Fukuoka ou Okinawa offrent :

  • Une meilleure qualité de vie
  • Une population plus ouverte aux échanges
  • Des opportunités de rencontres bien plus nombreuses

N’hésitez pas à voyager dans des destinations peu touristiques : le Japon a une diversité incroyable à offrir.

Mon meilleur conseil serait de contacter quelqu’un qui a déjà pu faire un voyage au Japon : cela peut grandement aider pour la préparation et pour réduire le stress du départ. Installez Google Translate, car vous allez en avoir besoin ! La plupart des Japonais ne parlent pas un mot d’anglais (eh oui, même à Tokyo…). Hormis cela, voyagez, voyagez autant que vos vacances scolaires vous le permettront, car c’est lors de ces occasions que l’on découvre ce qu’est réellement le Japon !

Petit conseil pratique : si vous tombez malade, privilégiez les hôpitaux plutôt que les cliniques pour une prise en charge plus adaptée.

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